La symbolique du chiffre 7Chiffre porte-bonheur ou mystique?3 janv. 2010 Rodolphe Masuy
Cnadelier à 7 branches - Remy
Pourquoi le chiffre sept occupe-t-il cette place privilégiée dans la plupart des cultures depuis des milliers d’années ? Tentons de répondre à cette question et pénétrons la symbolique du nombre fascinant. Un conte mystique et parfois ésotérique qui remonte très loin dans l’histoire de l’humanité. Dans l'Egypte antiqueLes anciens, particulièrement les égyptiens antiques, discernaient un ordre sacré et universel dans les signes du ciel. Le nombre sept était alors la représentation de la vie éternelle. Ils avaient notamment remarqué qu’il fallait sept décades à l’étoile Sirius, assimilée à Isis, pour réapparaître de la voûte terrestre. Il s’agissait donc du temps nécessaire entre la mort et la renaissance dans l’autre monde. Cette durée fut aussi celle consacrée à l’embaument des corps. Et puis, il y eut ce songe de Pharaon, dans lequel sept vaches maigres annonçaient les sept années de malheur qui allaient frapper l’Égypte. Dans le christianismeLe sept allait garder une dimension très spirituelle pour les juifs et plus tard les chrétiens. N’est-ce pas en autant de jours que Dieu créa le monde ? La Création fut ainsi entièrement basée sur le chiffre sept. Elle incarnait et incarne toujours la perfection divine. D’autant que le nombre est l’addition du trois, le symbole de la trinité, et du quatre, l’allégorie de la matérialité terrestre avec ses quatre points cardinaux. La religion catholique allait également employer le concept des sept sacrements : le baptême, l’eucharistie, la confirmation, la réconciliation, l’onction des malades, l’ordre et le mariage. Les sept péchés capitaux, quant à eux, allaient devenir une autre facette de cette spiritualité numérale. Reste que le sept signifie encore pour les chrétiens la rencontre de la matière et de l’esprit avant toute autre chose. Au contraire du six qui peut être considéré comme le nombre inabouti. Car il exprime le rejet de Dieu et le refus de sa bénédiction. L’antéchrist dans l’Apocalypse porte le chiffre du démon, le 666. Dans la kabbale et l'islam Le christianisme n’est pas le seul à donner du sens à ce chiffre. La kabbale ésotérique des juifs professe que ce numéro représente l’intégralité et l’achèvement puisque le monde est devenu entier après sept jours. La menora, le fameux chandelier à sept branches, s’avère être un des principaux objets du culte hébraïque. L’islam aussi emploie ce numéro dans plusieurs rites. Il indique également aux musulmans le nombre de cieux et donc le septième ciel. L’hindouisme emploie à sa façon l’importante symbolique du sept tout comme plusieurs tribus d’Afrique et des indiens d’Amérique. C’est dire sa véritable portée universelle.
Au-delà du religieux Le sept est aussi le chiffre des notes de musique, des couleurs de l’arc-en-ciel, des mers et des continents. Il est par ailleurs fort usité dans la symbolique maçonnique. Les passionnés d’ésotérisme le considèrent comme le porteur de l’essence originelle. Les superstitieux aussi s’en sont emparés. Ce nombre est le plus joué dans les casinos et probablement au Lotto. Il sert assurément de chiffre porte-bonheur à des millions de personnes à travers le monde. A une exception près : casser un miroir, c’est aussi s’assurer… sept ans de malheur ! Tous droits réservés Rodolphe Masuy. Demandez l'autorisation de l'auteur avant toute reproduction sur Internet ou dans la presse traditionnelle.
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